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20 Déc 2006

LA TRIBUNE

 

La famille de demain vivra réunie, papa, maman, mamie, bébé et moi, en communauté dans le même immeuble.

Christophe Rebours, fondateur d’InProcess, a planché sur l’aménagement intérieur qui correspondrait à ces nouveaux styles de vie. Le salon perdrait de sa superbe au profit de la cuisine transformée en pièce à vivre. Le designer a imaginé une immense table toboggan permettant à toute la famille de se réunir. “Cette table pourrait faire office de réfrigérateur ou bien se transformer en table interactive avec écrans plasma et prises wi-fi, tout est possible“, relate Christophe Rebours, qui prédit l’avènement des achats groupés stockés dans des frigos collectifs. Transformée en un espace décloisonné, la salle de bains du futur sera constituée d’ilots spécifiques réservés à chaque membre de la famille tandis que ce logement intelligent sera piloté par un hub qui diffuserait programmes ou images en fonction des besoins de chacun. Reste à savoir si cette nouvelle forme d’habitat qui prône un retour aux valeurs de partage verra vraiment le jour à l’heure où l’individualisme et l’indépendance régissent encore notre société.

Par Sandrine L’Herminier, décembre 2006

News
10 Nov 2006

LES 3E ASSISES DU MARKETING

 

InProcess est intervenu lors de cette conférence organisée par le journal Les Echos sur le thème : « Les nouveaux modes d’observation des consommateurs ».

 

News
28 Sept 2006

LES ECHOS

 

Objet communiquant sur le mode ludique, le Nabaztag rallie les plus réfractaires à la technologie en tissant avec eux des rapports facétieux. C’est l’histoire d’un lapin en plastique blanc répondant au nom étrange de… Nabaztag. Il souffle cet été sa première bougie et ouvre la voie à de nouvelles formes de communication. Car l’impétrant appartient à la race des objets communicants à l’instar des Tamagoshi japonais. Mais Nabaztag est doté de pouvoirs bien supérieurs, puisqu’il est, de surcroît, « intelligent » : connecté à l’Internet sans fil, il est interactif et peut fonctionner en réseau. Conjuguer le sérieux avec de l’amusement, l’affectif avec des couleurs, lier l’information et l’émotion : l’époque ne pouvait pas mieux illustrer son penchant pour le divertissement qu’au travers d’un lapin blanc, façon Alice au pays des merveilles. Ce compagnon personnel d’un nouveau genre donne la météo ou l’heure, transmet ders messages en s’éclairant de différentes couleurs, fait état du trafic routier ou des fluctuations de la Bourse, peut chanter une chanson, bouge ses oreilles pour signifier un message et palpite à l’arrivée du moindre SMS ou courriel. Il communique également avec ses congénères et échange avec eux des informations. Né d’une collaboration entre la start-up Violet et l’agence de design InProcess, Nabaztag entend faire rimer technologique avec ludique. Objectif de « ce messager émotionnel » : « Faire accéder le grand public à la technologie et montrer que le PC n’est pas une fin en soi. La meilleure façon d’évangéliser le marché est de permettre aux gens de s’amuser », explique Rafi Haladjian, fondateur d’Ozone, développeur de réseaux, et cofondateur de Violet. Cet Arménien – d’où le nom de son petit protégé, Nabaztag (lapin dans sa langue maternelle) – parie sur une démarche collaborative dans laquelle les propriétaires définissent les usages dont ils ont besoin. « Ludique ne signifie pas futile, mais appropriation et créativité. Au lieu d’imposer un objet et son mode d’emploi, nous laissons les utilisateurs explorer ses richesses et y intégrer les fonctions souhaitées », poursuit le géniteur. Aujourd’hui, 45 000 français, Suisses ou Belges et 5 000 individus de par le monde ont « craqué » pour ce lapin à 95 euros. Afin de le faire fonctionner, les heureux propriétaires doivent se rendre sur Nabaztag.com et choisir parmi les services, comme la météo, l’horloge, la circulation,etc. Certains sont gratuits, d’autres payant, moyennant 3,90 euros par mois. Tout lapin doit avoir un nom pour s’identifier sur le site et communiquer avec les autres, favorisant l’aspect affectif de l’animal de compagnie. « La première chose réclamée par les propriétaires a été un annuaire », se souvient Christophe Rebours, directeur d’InProcess. L’agence de design a cherché quelle forme donner au petit prodige. « Au début, nous avions imaginé une fleur dont chaque pétale correspondait à une activité, mais les tests n’étaient pas concluants. C’était trop cérébral. Le lapin invite plus à entrer en relation », raconte-t-il. Le succès est venu du bouche-à-oreille sur la Toile plus que des usagers proprement dits. « Au départ, les gens étaient un peu déçus par le côté « couteau suisse ». Lorsque nous avons commencé à expliquer ce que faisait chacun avec son lapin, nous avons commencé à attirer des gens », admet Rafi Haladjian. La page d’accueil du site interpelle donc le chaland avec malice : « A priori, il n’y a aucune raison de vivre avec un lapin, mais, à bien regarder, il y en a au moins…204 ! ». C’est le chiffre de cette semaine, qui, demain, peut faire un bond si de nouveaux propriétaires se piquent au jeu consistant pour chaque utilisateur à exposer ses motivations. Pêle-mêle, le pouvoir de séduction de la bestiole réside dans sa capacité à « inventer de nouveaux langages », à « être plus utile et plus facile d’entretien qu’un chat ou un chien », à « rappeler aux enfants d’aller se laver les dents et d’aller se coucher », à « parler à mon fils de 3 ans » (pour un père divorcé), enfin « à me faire rire, c’est une raison parfaitement suffisante en soi », note une nabaznaute. Les utilisateurs semblent ainsi apprécier les « virgules », ces situations où le lapin va dire de façon aléatoire quelque chose d’amusant, apportant un moment d’animation dans leur journée.

Tel François Vaillant, directeur associé de Gaya, une agence de création de site Internet. Il en a reçu un pour son anniversaire, l’a nommé Feuveuztag, et l’a abonné aux services les plus distrayants comme l’horloge parlante, où le lapin annonce chaque heure avec un petit commentaire du style : « Il est 14 heures, qu’est-ce qu’on peut bien faire à cette heure-ci à part la sieste ? ». Feuveuztag fait aussi tai-chi sous les yeux de son maître et a lui-même fredonné « La Marseillaise » mercredi dernier. Et commentera dimanche la finale.

Customisé comme une poupée chez Jacques-Olivier Chauvin, directeur général de Relais & Châteaux, le Nabaztag trône sur la cheminée de la table à manger, tel el majordome ludique de la maisonnée. A l’heure du dîner, il transmet aux enfants les messages de papa en déplacement, soit en lumière, soit par un petit mot.

Quant à Landry Schmidt, qui en possède 3, il vit une relation forte avec ses 3 énergumènes, Bull, Dozer et Portos : « Pour moi, ce n’est pas d’être seul avec l’objet qui est amusant, mais plutôt de se connecter en réseau avec d’autres et de faire des rencontres de gens divers et variés ».

Aujourd’hui, il est modérateur pour le site sur lequel 2 000 propriétaires communiquent et participent aux « Nabcasts », une fonction qui permet de développer ses propres programmes, de les partager avec le réseau et d’intervenir sur les différents paramètres du lapin : chorégraphie lumineuse, position des oreilles, musique. Certains sont aussi customisés « comme des poupées », précise Landry Schmidt dont l’un des siens porte une moustache et qui a remarqué un « Elvis » ou un « Brice de Nice ». De fait, les nabaznautes ne sont pas forcément des fondus de technologies. 78% ont entre 18 et 40 ans, 50% sont des femmes, et « le fait qu’il soit mignon et absurde crée le déclic plus sûrement qu’un cube, qui serait vécu comme un engin de plus », estime Rafi Haladjian. « Les trentenaires l’emmènent à leur bureau comme un animal de compagnie. Chez les plus âgés, il est sédentaire », ajoute Christophe Rebours, qui a installé dans son agence quatre lapins en réseau. Leur fonction est de constituer un relais parlé des courriels, mais il admet que « leur protocole ludique n’est pas toujours adapté au travail. Ils sont plus dans leur élément pour un usage domestique ».

Le 27 mai dernier, les Nabaztag ont tenté le regroupement culturel en se produisant à Beaubourg : ils ont joué sous l’oeil enamouré de leurs propriétaires un opéra composé par un plasticien spécialisé dans l’art électronique, premier événement d’animation de la communauté. Violet, qui vient de signer une augmentation de capital avec Banexi Venture Partners, annonce quatre nouveaux produits communicants d’ici la fin 2007. Mais la jeune pousse ne dit pas s’il s’agit d’offrir au Nabaztag une descendance. Pour l’heure, le lapin n’a pas de projet de vacances : il s’apprête à conquérir l’Amérique.

Par Sophie Péters, septembre 2006

News
21 Sept 2006

20E ÉDITION DU GRAND PRIX STRATÉGIES

 

InProcess se voit couronné de deux prix. Le Prix Stratégies de la catégorie design industriel – produit léger pour la gamme Speed Play de Meccano ainsi que celui de la catégorie innovation et développement pour le lapin Nabaztag de Violet.

News
03 Juin 2006

CAPITAL

 

Une agence d’enquêtes marketing propose cette méthode originale pour observer les consommateurs à leur insu. Avantage : ils ne trichent pas. Si vous voyez un homme suivre une cliente dans votre supermarché, n’appelez pas la police : c’est pour une étude ! Conçue par l’agence InProcess, basée en région parisienne, cette nouvelle technique consiste à filer les consommateurs dans leur vie quotidienne. Nestlé, la RATP, Orange, Procter & Gamble l’ont déjà adoptée. « Nous avons même des clients en Asie, comme Amore Pacific, leader du maquillage en Corée », se félicite Christophe Rebours, P-DG d’InProcess. Plus chère que les enquêtes classiques (comptez au moins 80 000 euros), cette méthode se révèle souvent plus fiable : contrairement aux questionnaires et aux observations dans des magasins reconstitués en studio, où les sondés trichent ou changent inconsciemment de comportement, la filature permet de les voir agir « au naturel ». Certes, les clients sont prévenus (et même dédommagés jusqu’à 100 euros pour le durée de l’étude). Mais ils ignorent à quels moments ils seront suivis, et par qui. Et pas question de confier le travail à des étudiants en mal d’argent de poche. Les « espions » d’InProcess sont des spécialistes en sciences humaines : sociologues, anthropologues ou ethnologues, capables de décrypter aussi bien les habitudes d’une ménagère que celle d’une tribu amazonienne. « Du coup, leurs analyses sont plus concrètes », note Thierry Coste, directeur marketing du fabricant de mobilier de bureau Steelcase, adepte de cette technique. Pour remplir leur mission, les agents d’In Process vont jusqu’à traquer le consommateur sélectionné dans la rue, à son travail et près de son domicile. Après avoir repéré les habitudes du « cobaye » (son supermarché habituel, son restaurant préféré…), ils l’attendent sur place puis notent tous ses faits et gestes. C’est ainsi que, pour Nestlé Waters, ils ont remarqué que les clients posaient tous les vingt pas leur pack de Contrex : souvent accompagnées d’un enfant qu’elles devaient tenir par la main, elles ne pouvaient pas changer de côté pour soulager leurs doigts meurtris. Un détail jamais évoqué dans les études classiques. InProcess a donc proposé une poignée en plastique composée de mousse que Nestlé a acceptée. La filature peut aussi servir à analyser les causes d’une baisse des ventes. Les responsables de Steelcase ont ainsi découvert un problème majeur dans la conception de leur bureau « table d’hôte ». Ces tables géantes étaient constituées de modules à assembler. Or, longs de 3 mètres, ils ne tenaient pas dans l’ascenseur… Du coup, obligés de les faire monter par l’escalier, les responsables achats des entreprises les boudaient. Steelcase a donc retaillé ses modules à 2,40 mètres. Pas facile de voir une évidence, même quand elle crève les yeux…

Par Véronique Yvernault, juin 2006

 

News
15 Fév 2006

LA TRIBUNE

 

Cette agence détecte les signes avant-coureurs des nouvelles tendances. Elle adapte les produits aux usages des consommateurs.

Grand succès marketing de ces derniers mois, le petit lapin wi-fi prénommé Nabaztag n’en finit pas de faire parler de lui. Un petit lapin qui peut se montrer très expansif puisque, d’un son, d’un mouvement d’oreille ou d’un changement de couleur, il transmet à son propriétaire des messages envoyés depuis un téléphone ou un ordinateur. Depuis Noël dernier, 15 000 exemplaires ont été vendus en France : il est en rupture de stock et les prévisions de vente sont supérieures à 100 000 pour 2006, avec de fortes demandes pour le marché international, dont les Etats-Unis. Ce franc succès fait évidemment le bonheur… et les affaires des dirigeants d’InProcess, l’agence de design et de conseil en innovation, qui a dessiné ce petit lapin pour le compte d’une start-up, Violet. Nabaztag ne constitue cependant qu’une des nombreuses innovations concoctées par cette affaire de 15 salariés basée à Suresnes (Hauts-de-Seine). Cette dernière est née en février 2002 de la rencontre entre Pierre Cazaux, le dirigeant de Dragon Rouge, et le designer Christophe Rebours (le capital d’InProcess est d’ailleurs toujours détenu à 50-50 par Dragon Rouge et Christophe Rebours). Avant-gardiste. L’agence de design a en effet participé à la re-naissance de Meccano avec la création d’une nouvelle gamme destinée à remettre ce jeu de construction au goût du jour. On lui doit aussi l’optimisation du portage des multipacks de bouteilles de Contrex grâce à des poignées ergonomiques. Plus généralement, l’expertise d’InProcess consiste à détecter les signes avant-coureurs des grandes tendances afin d’adapter les produits de consommation courante aux nouveaux usages. Elle a choisi pour cela une méthode originale : observer en situation les utilisateurs de ces produits puis s’immiscer – avec leur accord – dans la vie quotidienne. A charge ensuite pour les sociologues, ergonomes et ethnologues d’InProcess d’analyser leurs comportements dans les moindres détails, afin d’en extraire les informations qui seront à l’origine des innovations. C’est de l’étude des usages des SMS, par exemple, qu’est né le fameux lapin. Mais l’essentiel des clients de la société se recrute plutôt parmi les grands groupes, parmi lesquels Procter & Gamble, Nestlé, Système U, SNCF, Henkel, PSA Peugeot-Citroën, Orange, ou Unilever. Autant de grands noms qui contribuent à l’essor d’InProcess, dont le chiffre d’affaires devrait atteindre 3 millions d’euros cette année, après 1,8 millions en 2005.

Par Nathalie Chevenne, février 2006.

 

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